Le divan du monde

Originaires du quartier, du village voisin ou d’un autre continent, Diane, Gilbert, Karim ou encore Claudine viennent confier ici leur histoire. Pour certains il s’agit de trouver un refuge, une oreille attentive, pour d’autres c’est l’envie de vivre qu’il faut préserver.

Le souffle de la guerre chimique

On ne sait pas toujours où elles sont, elles tuent et polluent depuis la Première Guerre Mondiale, les groupuscules terroristes les convoitent, les états coopèrent et dépensent des milliards pour s’en défaire… Les armes chimiques, que le monde redécouvre depuis l’attaque syrienne, sont encore un cauchemar.

Par un accès unique à des experts et des personnalités internationales de premier plan, à travers le témoignage de ceux qui ont vécu l’horreur, « Le Souffle de la guerre chimique » nous raconte, dans un grand voyage à travers le temps et l’espace, comment ces armes sont apparues, combien elles sont difficiles à contrôler, et comment, face à une menace terroriste, les efforts de la communauté internationale ouvrent une perspective de coopération. Celle-ci pourrait écrire une page d’histoire et d’espoir surprenante, si la solidarité des nations face à cette menace, se confirme…

Quand la France occupait l’Allemagne

Après la victoire de 1945, les Alliés occupent l’Allemagne, et la France se voit attribuer une Zone d’Occupation où elle restera jusqu’en 1949. Les enjeux sont énormes : il faut reconstruire l’Allemagne, quitte à ne faire qu’une dénazification de façade, éviter qu’elle ne tombe sous la domination russe, et penser à la construction d’une future Europe démocratique.

Avec les témoignages de ceux qui ont vécu la période et avec les historiens, ainsi que de nombreuses archives, le film raconte la façon originale dont les Français s’y prennent.

La terre des ders

Ce que les archéologues fouillent ressemble à un instantané, une scène de guerre figée. Le souffle de l’impact qui a fait effondrer la galerie est encore visible. Au début des fouilles, 21 hommes gisent encore sous les décombres.

Les traces de la Grande Guerre suscitent l’attention des archéologues depuis les années 80. Ils se retrouvent en prise directe avec une mémoire vive, une dimension nouvelle pour eux.

Musée du Fort de la Pompelle

À l’occasion d’une grande campagne de réhabilitation du Fort de la Pompelle, la Ville de Reims a fait appel à Seppia pour réaliser l’ensemble des contenus interactifs, audio et vidéo de ce nouveau musée en trois langues (Français, Anglais et Allemand). Construit après la défaite de 1870, le Fort de la Pompelle, désarmé en 1913, est pris sans combat par les Allemands le 4 septembre 1914. Il est reconquis par l’armée française le 24 septembre et devient le pivot de la défense de Reims. Durant 4 ans, l’armée allemande multiplie les assauts, en vain. C’est cette histoire que le visiteur peut aujourd’hui découvrir in situ, à travers la 2e collection de France sur la Première Guerre mondiale, mais aussi à travers les films, les installations audiovisuelles, les tablettes tactiles et l’application iPad réalisés par Seppia en partenariat avec l’agence Advisa digital. Screenshot appli Fort de la Pompelle

André Weckmann, à mains nues

Les véritables poètes sont, de nos jours, devenus chose rare. En Alsace pourtant, un homme s’attelle depuis plus d’un demi siècle à pratiquer cet art.

Cet homme possède trois cultures et il maîtrise trois langues. Le Français, l’Allemand, l’Alsacien. Engagé depuis toujours dans la défense de ses racines populaires, contre la guerre, pour l’écologie, l’éducation, l’art et la culture, il a traversé avec brio les trois quarts d’un siècle très agité. Amoureux des mots, il a su, tout au long de sa vie, façonner son langage propre pour exprimer de toutes ses forces une résistance affirmée à l’oppression, de toute origine.

Âgé de 86 ans, André Weckmann est un être humain remarquable. Admiré en Suisse et en Allemagne, placé dans ce pays aux côtés des plus grands écrivains dans le Panthéon littéraire, il reste pourtant encore très méconnu dans sa région natale, l’Alsace, auprès d’une grande partie de la population.

Vermisst, portés disparus

Ils étaient plus de 130 000 Alsaciens et Mosellans incorporés de force dans l’armée allemande, dans une Alsace-Moselle annexée de fait depuis 1940. De jeunes vies précipitées dans la guerre, entre la Norvège, la Roumanie, la Pologne, la Russie.

10 à 12 000 d’entre eux ont disparus au front ou dans les camps soviétiques… des vies brisées et pour les familles, des questions sans réponses.

 

65 ans après la fin de la guerre leurs veuves, leurs enfants, frères, sœurs, neveux  ou nièces sont toujours sans nouvelles de ces milliers de soldats Alsaciens et Mosellans disparus, le plus souvent derrière l’ancien rideau de fer.

Que sont devenus ces maris, pères, fiancés ou frères ?

 

Ils sont nulle part, disparus,  quelque part à l’Est de l’Europe, dans les Balkans, en Autriche,  en Italie,  le plus souvent sans sépulture.

L’espoir d’un retour s’est évanoui, mais comment avancer avec ces trous dans les histoires familiales ?  Comment faire le deuil d’un disparu ? A travers d’émouvants  témoignages le film  « Portés disparus  » de Monique Seemann et Laurent Lutaud nous raconte la difficulté de vivre avec ces blessures de la mémoire.

LENDEMAINS DE GUERRE EN ALSACE 1945-1955

Combien de temps faut-il pour sortir d’une guerre ? Comment se reconstruire et tout reconstruire ? Qu’en est-il dans une région particulièrement meurtrie comme l’Alsace ? Autant de questions peu abordées à ce jour, et qui le sont pour l’une des premières fois dans le cadre d’un film documentaire.

La paix des voisins -1945-

Entre novembre 1944 et mai 1945, le Nord de l’Alsace a été libéré une première fois en décembre 1944, avant d’être réoccupé par les troupes nazies pendant près de deux mois, puis d’être définitivement libéré à la mi-mars 1945. Ces « libérations/occupations », selon le côté de la frontière où vivaient les témoins, ont marqué les esprits jusqu’à aujourd’hui…

1942 EN ALSACE, enquête de mémoire

L’arrêté du Gauleiter Wagner décrétant le 27 Août 1942 l’incorporation forcée des Alsaciens dans l’armée allemande marque l’une des pages historiques les plus douloureuses pour la région.
Voici désormais les « malgré-nous  » contraints de se battre dans un uniforme étranger et parfois de verser leur sang pour une cause, une patrie qui n’est pas la leur… Mais en 1942 quel était réellement le quotidien de la guerre en Alsace, quels événements, petits et grands, ont permis cette infamie ? Rythmant l’enquête rigoureuse de l’historien Alfred Wahl et nombre de témoignages poignants ce documentaire nous plonge dans une période qui, aujourd’hui encore, marque l’inconscient de l’Alsace.

Robin Hunzinger signe un film de 52 minutes fort, émouvant et essentiel pour comprendre cette année 1942, déterminante en Alsace.Un film de Robin Hunzinger et Alfred Wahl