Alors qu’une vague d’euroscepticisme se propage, Comment Erasmus m’a changé explore le continent à travers le prisme de son projet d’intégration le plus ambitieux – le programme d’échange Erasmus – pour observer quel rôle il a eu et pourrait encore avoir dans l’émergence de « l’Européen », appelé de leurs vœux par les fondateurs du Traité de Rome.

Comment Erasmus m’a changé accompagne le voyage de cinq Européens qui quittent leur ville pour participer au programme de mobilité Erasmus. Nous suivons chacun d’eux sur une période d’un à six mois, pendant laquelle leurs idées, leur identité et leurs valeurs vont être remises en question au contact d’une nouvelle réalité. En parallèle, nous rencontrons la première génération d’étudiants Erasmus (1987-1997), qui met en exergue l’influence de cette expérience sur leur vie et nous aident à mieux saisir l’évolution de l’Europe au cours des trente dernières années. Salué comme un outil d’intégration, le premier programme de mobilité, lancé en 1987 et destiné aux étudiants de l’enseignement supérieur, a cependant été critiqué comme ne bénéficiant majoritairement qu’à des jeunes issus de milieux privilégiés. Ainsi le film rend compte des tentatives actuelles du nouveau programme mis en place depuis 2014, Erasmus+, de s’adresser davantage à d’autres secteurs professionnels, aux jeunes et aux adultes moins favorisés, incluant des chômeurs, des migrants, des artisans, des collégiens, des employés et des bénévoles. Accessible dans une trentaine de pays, le programme a bénéficié à 9 millions de personnes depuis ses 31 ans d’existence. Les jeunes protagonistes de ce film qui s’apprêtent à participer au programme, sont donc issus de différents milieux socio-économiques en Europe. Ils étudient, travaillent ou sont bénévoles dans différents domaines (éducation, technologie, architecture, aide aux réfugiés, artisanat). Ils représentent la future génération d’Européens. Leurs histoires sont présentées avec en toile de fond la crise actuelle de légitimité et d’identité européenne, alimentée par des taux de chômage sans précédent chez les jeunes (en août 2017, sur cette catégorie de population, le chômage a atteint 43,3 % en Grèce, 38,7 % en Espagne, 35,1 % en Italie et 23 % en France). Ces deux générations, ces profils totalement différents, vont nous permettre de comprendre en profondeur le processus pour devenir « plus européen » et les freins qui subsistent encore à cette intégration. De brefs entretiens avec des sociologues, historiens et experts, qui ont étudié le phénomène Erasmus, les mobilités ou encore les questions d’identités en Europe complètent le tableau et fournissent une vue d’ensemble d’un continent en transition. De la guerre froide et d’une Europe divisée, à la zone Schengen sans frontières et à la crise migratoire actuelle, les différents niveaux de témoignages et d’analyses, mêlés au regard intime et cinématographique porté sur le parcours de chacun des personnages, interrogent le pouvoir de transformation, de mobilité et d’intégration de notre continent.

Paint it back!

Paint it back!

« Paint it back! » est une collection d’expériences en réalité virtuelle dans laquelle des artistes imaginent le hors-champ d’images d’archives majeures. Leurs créations transcendent la valeur mémorielle de ces images pour explorer leur pouvoir de fascination et leur importance culturelle.

Avocates

Avocates

Christine Mengus et Nohra Boukara sont avocates, associées dans l’unique cabinet spécialisé en droit des étrangers de Strasbourg. Patientes et méticuleuses, elles doivent constamment s’adapter aux histoires de vie de leurs clients, aux rebondissements des différentes affaires et aux lois qui évoluent, souvent dans le mauvais sens.

Super Cafoutch

Super Cafoutch

À Marseille, Pierre et Magali se sont décidés à lancer le Super Cafoutch. L’idée : proposer des produits de qualité en privilégiant les circuits courts, à des tarifs 30 à 40% plus bas que dans la distribution traditionnelle. Car l’originalité de la coopérative réside dans le statut de ses membres : chacun doit en effet donner 3 heures par mois pour faire partie de l’aventure… Très vite, d’autres motivé.e.s, actifs, jeunes retraités ou jeunes tout court, ont rejoint le duo. En suivant les démarches quotidiennes de ces faiseurs de l’innovation sociale, Super Cafoutch montre un autre visage de Marseille et dévoile, de l’intérieur, la genèse d’un nouveau lieu de consommation éthique et responsable.

À l'école du danger

À l'école du danger

Située à Vitrolles et à Aix-en-Provence, l’Ecole Nationale Supérieure des Officiers Sapeurs- Pompiers, l’ENSOSP, est unique en Europe. Elle forme plus de trois mille officiers pompiers par an. Des femmes et des hommes venus de toute la France et d’outre-mer, mais également d’autres pays, comme l’Espagne, le Portugal ou encore la Pologne.

Tombés du nid

Tombés du nid

Peu de gens connaissent les Maisons Familiales Rurales. Elles ont pourtant 80 ans d’existence et re- scolarisent près de 20 000 collégiens en rupture scolaire chaque année. Les MFR sont 469 en France. Créées initialement pour dispenser un enseignement au monde paysan, elles se sont adaptées avec le temps aux mutations socio-économiques de notre société : leur savoir-faire unique leur permet de redonner l’envie d’apprendre à des adolescents en grande difficulté scolaire.