Il était une voie

C’est l’histoire d’un chantier ferroviaire, d’une ligne TGV, d’une ligne de vie surtout, car c’est en plus une ville éphémère, une cité avec ses locomotives, ses caravanes et ses « algecos » qui ont poussé un beau jour au cœur de la Haute-Saône, sous les fenêtres du Château de Villersexel. « Il était une voie » est avant tout un aller simple sur une ligne en construction, un film dédié aux hommes du TGV comme à ceux qui demain le regarderont passer.

- 52' - - Directed by:

Duration: 52'

Fundings: CNC

Original version: Français

Broadcasters: France 3 Franche-Comté

Ce documentaire de 52 minutes n’évoque pas la chronologie de ce chantier titanesque qui se terminera en 2011, mais en imprime déjà le souvenir, celui d’un petit eldorado qui ne sera bientôt qu’une ligne de fuite dans le paysage.

Calés sur le rythme des poseurs de rails et des trains de chantiers, les auteurs de « Il était une voie » ont d’abord voulu capter les regards et les gestes précis de ces ouvriers nomades, coupés du monde pour des raisons de sécurité, et qui, avec leurs curieuses machines et leurs pinces à riper, construisent jour après jour et par tous les temps cette ligne grande vitesse de 140 kilomètres, la première du genre en France. Leur travail, éprouvant et trop rarement filmé, évoque irrésistiblement celui des pionniers du chemin de fer. Quand la ligne à grande vitesse sera achevée, ils disparaîtront et avec eux leurs caravanes, comme leur base de travaux .

Justement, en se plaçant cette fois de l’autre côté de la voie, le documentaire a saisi le quotidien des riverains de la LGV. Des hommes et des femmes dont la vie et l’horizon, ont été bouleversés par ce chantier phénoménal dont la fin prochaine est tout à la fois redoutée et espérée. Une vie qui, dans ces zones rurales, sera bientôt étroitement liée à cette motrice-matrice, qu’ils apercevront à peine lorsqu’elle avalera la « voie » à plus de 300 kilomètres heure, pour le plus grand bonheur des voyageurs pressés.

« Il était une voie » est aussi leur voix…